Le maître du Haut-Château – Philip K. Dick

(1968. La triple entente a gagné la guerre contre les Alliés en 1948, et les Etats-Unis sont partagés : une partie est dominée par l’Allemagne et une autre par le Japon. 
Juliana, belle femme brune mariée à un Juif, se trouve dans un bar fréquenté par des soldats S.S.)

 « Les elfes nordiques S.S., minces et pâles, dans leurs châteaux d’entraînement bavarois. (…) Ce sont juste des cyniques qui ont la foi. Ils ont un problème au cerveau, l’équivalent d’une lobotomie – la mutilation pratiquée par des psychiatres allemands, ce pathétique substitut de psychothérapie.
En fait ils ont un problème avec le sexe. Ils l’ont souillé dans les années 1930, et ça n’a fait qu’empirer depuis. Hitler a commencé avec sa… sa quoi ? sa sœur ? sa tante ? sa nièce ? De toute manière, il y avait déjà de la consanguinité dans la famille ; son père et sa mère étaient cousins. Ils pratiquent tous l’inceste, ils retournent au péché originel en convoitant leur propre mère. C’est pour ça qu’ils ont l’air angéliques, les elfes S.S. d’élite, la blondeur innocente des bébés ; ils se réservent pour maman. Ou les uns pour les autres.
Et qui est leur maman ? Le chef, Bormann, à l’agonie, paraît-il… ou… le Fou ? »
Adolf, enfermé dans un sanatorium quelconque, en proie à la parésie sénile…


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